Une feuille d’un calendrier: il y a 100 ans, le 29 janvier 1919…

Il ne savait pas quel était l’objectif de sa visite.

La conférence de Paix à Paris est en cours. Roman Dmowski est invité à la réunion de l’instance la plus importante.

Comme toujours élégamment habillé, M. Roman se rend vers la salle de réunion, mais il ne sait pas encore quel est le but de sa visite.

Mais – comme il l’a écrit plus tard – au cours des débats, il faut être prêt à tout… 

Monsieur Dmowski, c’est à vous la parole.

La réunion est ouverte par le Premier ministre français Georges Clemenceau.

Subitement, il a suggéré:

– Monsieur Dmowski, vous avez la parole… Surpris, le chef de la délégation polonaise a demandé de quel sujet il devait parler.

Clemenceau a répondu: Parlez de la question polonaise.

Alors, Roman Dmowski a parlé… Il a fait un grand exposé de cinq heures, alternativement en anglais et en français, parce qu’il parlait parfaitement dans ces deux langues.

L’exposé a été bien reçue non seulement par ses partisans, mais aussi par son opposé, le Premier ministre britannique Lloyd George, qui a même consacré plusieurs paroles amicales à Dmowski dans ses mémoires.

Dmowski a parlé non seulement de la situation actuelle en Pologne, mais encouragé par Clemenceau, aussi de la question des frontières.

Avec son discours, il a gagné la réputation d’un grand homme d’État d’une connaissance impressionnante.

Il a essayé d’influencer surtout Wilson, parce qu’il savait que Clemenceau était pour et Lloyd George contre lui-même.

Wilson a été impressionné par la présentation de la campagne de germanisation soutenue par la colonisation allemande et le refoulement de l’élément polonais.

Un discours excellent, mais…

Après l’exposé de Dmowski, Clemenceau était le premier à se dépêcher pour lui féliciter.

Votre discours, Monsieur, était excellent! – a déclaré le premier ministre de la France – mais au sujet de Cieszyn vous avez tort…

Roman Dmowski était quand même satisfait et content; il a dit à ses collègues que le seul problème territorial qu’il faudrait se battre avec la France c’est, voilà, la Silésie Cieszyn.

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